De la méthode scientifique:


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Eviter les affirmations gratuites.

J'ignore d'où provient cette déformation générale de la méthode scientifique, mais créer des principes généraux injustifiés n'apporte rien à la science. Ils finissent toujours par être contredits tout en constatant plusieurs décennies ou siècles d'erreurs dans leurs utilisations.

Fuir l'université et gagner quelques années.

Si dans l'enseignement secondaire, il est possible de comprendre ce qui est enseigné par suite du temps nécessaire imparti, c'est hors de question à l'université où les briques qu'on appelle des cours ne peuvent qu'être étudiées par coeur par les arrivistes qui composent notre société. Si vous aimez les sciences, vous ne pouvez pas réussir et donc il n'y a aucune raison d'en être incommodé outre mesure. Une meilleure solution est de ne pas vous inscrire du tout.

Etre un parfait autodidacte.

Si on doit vous enseigner les sciences, comment voulez-vous continuer hors de l'université et faire des découvertes qu'évidemment on ne vous enseignera jamais.

Ne pas se laisser corrompre à la mémoire.

Même si la majorité des francophones admirent ceux qui répondent correctement aux " Questions pour un champion ", ce sont de parfaits idiots qu'on peut aisément remplacer par une base de données de quelques Euros...ou presque.

Réduire les hypothèses au minimum.

La mécanique quantique est un exemple de théorie inexacte parce qu'on y a mis autant de postulats injustifiés et injustifiables que le nombre de décimales des raies de l'atome d'hydrogène. C'était aussi le cas de la théorie des épicycles qui expliquait très bien les mouvements planétaires.

Etre complètement fou.

Vous ne pouvez espérer sortir des erreurs de la science contemporaine, si vous raisonnez " correctement " avec les méthodes fausses qu'elle possède.

C'est ainsi que Dali fut génial: " La différence entre un fou et moi, c'est que moi je ne suis pas fou! "

Vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué.

Il est clair qu'en étant persuadé d'atteindre un but, vous allez y mettrez plus d'énergie que si vous n'y croyez pas. Marconi n'aurait pas réalisé les premières communications radios longues distances, s'il n'avait pas été animé d'une conviction démesurée.

Lire peu.

Il ne faut lire que pour se rendre compte à quel point les autres ne comprennent rien à ce qu'ils font. La nullité de la plupart des chercheurs

est une puissante impulsion pour tenter de les ridiculiser par une découverte scientifique.

Réfléchir jour et nuit.

Il n'y a rien à espérer d'un ordinateur, lorsque vous avez une idée à exploiter, il faut penser continuellement, calculer et ne pas regarder l'heure si la forme intellectuelle le permet. Il ne faut " penser qu'à çà " comme un véritable obsédé sexuel.

S'exposer à la critique.

Le psychologue Alfred Adler a découvert que le sentiment d'infériorité créé par un échec est une impulsion à l'origine du progrès de l'humanité lorsque les individus où sociétés tentent de l'atténuer par une réussite. La conquête de la lune par les américains à la suite de divers échecs cuisants infligés par les soviétiques est un exemple type. J'ai cependant remarqué qu'une telle impulsion n'est pas forcément dirigée vers une solution constructive comme c'est le cas chez les fonctionnaires où elle est systématiquement mesquine où antisociale: l'esprit de l'administration. Il faut donc s'exposer à la critique pour le faire naître mais canaliser l'énergie obtenue vers une solution positive pour le progrès de la science.

S'épuiser sexuellement.

D'après Freud, les créations intellectuelles seraient de la " sublimation " de l'instinct sexuel. Il n'en est rien puisque j'ai toujours

constaté que c'est lorsque je suis totalement repu pour mes besoins sexuels que je peux enfin faire du bon travail intellectuel. Celui-ci pouvant être de nouveau perturbé si la sexualité reprend vie. L'élimination des désirs sexuels

serait donc à l'origine d'un progrès intellectuel. La vie de moine est aussi une bonne solution.

Se forger de bons outils.

La fuite de l'université doit permettre d'étudier librement avec la plus grande rigueur ce qui n'est pas absurde. Le reste est sans intérêt.

Avoir été un bon mouton, puis s'être libéré.

Il difficilement pensable qu'un esprit critique puisse se former avant d'avoir pris connaissance d'un certain nombre de faits exacts ou non. La difficulté est de parvenir à se libérer de sa culture afin de pouvoir la contester. Chaque progrès de l'humanité est aussi une hérésie.

Risquer.

Dans la vie, il faut risquer, toujours risquer, qu'importe...la mort est toujours au bout du voyage. Mais ce que vous aurez réalisé en plus des autres, cette trace dans l'univers, elle vous aidera à partir sereinement.

Bien ouvrir les yeux.

A chaque instant, vous pouvez devenir l'auteur d'une théorie révolutionnaire ou le témoin d'un phénomène inconnu de la plus haute importance... pour peu que vous ne passiez pas à côté des messages que la nature nous envoie.

Ne pas croire en un Dieu.

Comment voulez-vous pouvoir distinguer le vrai du faux, si vous ne parvenez pas à vous libérer des mensonges de votre éducation. Vous avez cessez de croire au Père Noël, pourquoi pas de " Dieu le Père " qui risque de vous induire en erreur. Pensez à Georges Lemaître!

Avancer seul.

Ayez confiance dans vos idées, il est plus courant que toute une société soit dans l'erreur qu'un individu libéré.

Autosuggestion.

Dites-vous chaque matin que vous allez trouver.

Savoir se laisser guider sans céder.

La découverte scientifique, c'est ce qu'on ne sait pas encore. Il faut donc avoir une certaine ouverture d'esprit pour tendre vers elle.

Etre sans emploi.

Il est certain que les professeurs d'universités qui doivent enseigner une matière très étendue n'ont pas le temps d'y réfléchir et d'en rechercher les erreurs. Cela, sans compter le temps nécessaire à réaliser les nombreuses formalités administratives ainsi que l'activité mondaine dont ils sont inévitablement les victimes.

Construire lentement.

La moindre erreur de logique déductive est fatal à une théorie. Il ne faut donc passer à une étape ultérieure que lorsque les précédentes sont certaines,

Etre conscient de l'incompétence générale.

Le télescope Hubble qui ne voyait pas très bien clair, ou le moteur d'Hipparcos qui n'a pas fonctionné, sont deux exemples frappants qui démontrent l'incompétence des scientifiques sélectionnés par la société.

Etre logique.

Une théorie, pour être exacte, doit obéir à la logique. Bien évidemment, je ne peux y apporter de justification parce qu'elle devrait être " logique ", ce qui reviendrait à justifier avec ce que je justifie.

Appliquer les quatre principes de Descartes.

Cependant le dernier qui revient à compter les coccinelles est moins important que les trois autres: il risque de fortement retarder les investigations.

Maintenir le cap.

Ce qu'il est advenu à Christophe Colomb suffit amplement à justifier son importance, même lorsque la boussole est déréglée.

Avoir la nausée des bibliothèques.

Beaucoup de chercheurs tentent vainement de trouver la vérité dans d'imposantes bibliothèques. Malheureusement elles ne sont quasiment remplies que d'erronés calculs d'erreurs. Le contraire se saurait car les auteurs se battraient pour démontrer la véracité de leurs articles.

Savoir que tout reste à découvrir.

Demandez à un physicien ce qu'est un électron ou pourquoi les corps s'attirent, il ne pourra pas vous répondre. Et pourtant il y a des réponses à trouver. Ce qu'on ne sait pas provient de la paresse intellectuelle et du manque d'imagination des chercheurs.

Ne pas utiliser des outils fabriqués par d'autres que vous ne maîtrisez pas.

Si vous êtes noyé dans un excès de technicité et d'interfaces, vous ne pouvez plus interpréter correctement les résultats. Il faut avoir un contact intime avec les phénomènes et risquer parfois de recevoir une décharge électrique.

Ne pas se reposer sur ses lauriers.

Einstein aurait pu découvrir la vérité si le succès ne lui avait pas monté à la tête. N'abandonnez donc votre création que lorsque vous êtes certain de sa véracité.

Ne pas s'inquiéter de ne pas " réussir ".

Il y a une différence entre réussir sa vie et réussir dans la vie. Dans le premier cas, vous suivez votre conscience et dans le second celle des autres.

Eviter les contacts sociaux.

Si vous devez ressentir un malaise à cause de votre cravate trop serrée ou vous inquiéter d'être mal coiffé, vous risquez de ne pas avoir l'attention suffisante que requièrent des investigations historiques. C'est la liberté -aussi de découvrir - de Diogène le cynique.

S'encourager par les créations.

Admirez vos découvertes sur le fonctionnement subtil de la nature, pour compenser la jalousie mesquine de la société. Il faut que votre santé intellectuelle en dépende.

Gérer son programme d'étude.

C'est un peu redondant de dire cela, mais c'est une des raisons pour lesquelles les découvreurs sortent du lot.

Etre sans coeur.

Même si vous devez assassiner l'oeuvre de Newton pour la vérité, il ne faut pas hésiter.

Appliquer la méthode de Poincaré.

Bien qu'il ne l'a pas présenté comme une méthode, le fait de tenter désespérément d'atteindre un objectif scientifique est à l'origine d'un travail supplémentaire inconscient et certainement nocturne qui, un jour, produit une inspiration. Lui et moi attribuons nos plus belles acquisitions à ce phénomène psychologique mystérieux.

Tuer le mensonge et ridiculiser.

La recherche des erreurs dans les travaux des autres est très agréable pour votre vanité, d'autant plus que vous pouvez du même coup, découvrir la vérité.

Travailler pour la postérité.

Si vous réaliser un travail de la plus haute importance, il y a peu de chances que vous puissiez en tirer parti, on ne vous le pardonnera pas. L'important est de le savoir pour mourir sereinement.

Etre différent.

Plus vous vous distinguez des autres plus vos chances d'échapper à la logique commune augmente et donc aussi de ne pas redécouvrir ce qu'on sait déjà. Il faut être systématiquement transgresseur de tabous.

Ne se prendre pour Napoléon qu'avec parcimonie.

En suivant les autres, le risque est grand de rester derrière.

Ne pas rechercher le bien-être mais la découverte.

Au début, la solitude glaciale est parfois difficile à supporter, mais des résultats lumineux auront vite fait de réchauffer votre coeur, bien plus qu'une relation amoureuse rarement réussie.

Etre rejeté.

Celui qui est différent, comme tout le monde il sait qu'il est différent. Mais celui qui fait comme tout le monde ne sait pas qu'il est différent et s'imagine que celui qui ne fait pas comme tout le monde est réellement différent. D'où un rejet collectif par intolérance.

Ne pas faire son boulot.

Une société où chacun fait son boulot est une société qui ne peut évoluer, parce que si on sait ce qu'est le boulot de chacun, c'est qu'il est déjà connu d'avance. Faites donc suivant votre bon plaisir.

Avoir de l'imagination.

C'est évident.

Exploiter ses idées.

Il ne suffit que d'une seule nouvelle idée correcte et fondamentale pour pouvoir révolutionner votre discipline. Le jeu en vaut la chandelle.

Ne pas consulter de psychologue.

En suivant ces nombreux préceptes, vous serez mal dans votre peau, ce qu'un psychologue ne pourra éliminer qu'en vous réduisant à l'état de mouton par la dynamique de groupe ou par la dynamique de couple qu'est la psychanalyse. Vous devez comprendre que si on vous dit vos quatre vérités, et si vous vous remettez en question, vous rabotez vous-même les quelques différences qui faisaient l'originalité de votre esprit et qui sont l'origine des troubles provoqués par la société intolérante qu'il faut donc fuir.

Ecrire uniquement pour d'autres esprits libres.

Comme vous ne pourrez être compris que par quelques individus intelligents comme vous, il ne faut pas perdre son temps à convaincre les autres.

Savoir piller.

Le vrai découvreur est un parfait individualiste qui n'hésite pas à voler aux autres ce dont il a besoin pour ses constructions de modèles qui seront ainsi meilleurs que tous les autres.

Etre fin psychologue.

Sous la critique, il faut pouvoir distinguer entre des jugements de valeur et de simples préjugés.

Savoir être hors la loi.

Comme tout est interdit, il faut parfois enfreindre la loi pour réaliser certaines expériences.

Comprendre pourquoi vous allez réussir.

L'enseignement traditionnel est parfaitement inutile et stérile, puisqu'il consiste à faire des prof. de math qui feront des prof. de math, qui feront..., alors que le génie créateur ne se laissera pas sculpter.

Etre favorable à vos idées.

La nouveauté par définition n'existait pas. Par conséquent, il peut être difficile d'en évaluer directement la valeur sans en tirer les conséquences. Il faut donc toujours un effort supplémentaire pour vous convaincre de l'importance d'une découverte.

Savoir que vous avez l'esprit de la découverte.

Ce sont toujours des intelligences libérées qui ont fait progresser l'humanité. Les autres enseignent les découvertes ou les combinent comme les ingénieurs diplômés pour construire une dangereuse centrale nucléaire ou un microprocesseur.

Etre insupportable.

Si vous respectez les conventions sociales, vous ne voulez vexer personne et donc vous respectez certainement la science établie. C'est ainsi que les " bonnes équipes " de chercheurs ne découvrent qu'une bonne ambiance.

Inutile d'enfanter.

La découverte scientifique est de même nature que la mise au monde d'un enfant, avec la différence qu'elle va exister indéfiniment. C'est plus satisfaisant pour passer de vie à trépas.

Avoir du culot.

C'est une idée de Bernard Tapie adaptée à la méthode scientifique. Il ne faut pas hésiter une seconde à mettre en doute les créations de Newton , Einstein ou les miennes.

Ramasser des cailloux ou extrapoler.

Si Newton affirmait ramasser des cailloux plus ronds que les autres, devant l'océan de vérités inconnu, ma méthode consiste plutôt à faire passer une belle courbe par les points expérimentaux dont l'abondance est sans limite en comparaison de ce qui était disponible de son temps.

Douter des lauréats de Prix Nobel.

C'est un bon commencement pour s'exercer au doute méthodique. Ce sont des étoiles de la société et qui donc ne méritent pas nécessairement, du point de vue cosmique, une telle gloire.

Fuir ses propres bêtises

C'est peut-être trivial, mais il faut continuellement se corriger soi-même.

Lire en créateur.

Il importe que ce que vous lisez interagisse fortement avec vos propres travaux. Il faudrait même la sensibilité d'un " paranoïaque " qui établit des relations qui peuvent exister logiquement mais qui en général ne sont qu'un effet de sa personnalité remarquable, source de génie.

Ignorer les méchants racontars.

Toutes ces règles, si elles sont appliquées, vous exposent à la médisance qui n'est qu'une manifestation de la jalousie de votre existence qui se propage parmi les inexistants.

Avoir l'esprit insoumis.

Mais attention! On va vous haïr parce que cette insoumission démontre la soumission de vos adversaires. Il faut donc vivre presque sans amour, ne pas vivre comme tout le monde, c'est pêcher.

Créer votre propre langage.

La langue n'est certainement pas sans influence sur l'esprit. Connaître une autre langue peut améliorer l'utilisation de la notre ainsi que le développement d'une méthode personnelle d'organisation des faits scientifiques. Pour cela il faut avoir tenté de résoudre de nombreux exercices.

S'amuser.

Quand on trouve, on s'amuse bien, je vous l'assure. Le contraire est certainement vrai.

Ne pas faire de la science-fiction.

La relativité, le Big Bang, la mécanique quantique, c'est ce qu'il ne faut pas imiter. La nature est très rigoureuse et naturelle...intuition personnelle.

Structurer logiquement.

S'il n'est pas possible de construire votre théorie en accord avec la logique formelle, elle ne peut être exacte.

Détruire et reconstruire.

L'univers serait probablement très simple à comprendre s'il était connu, mais l'empoisonnement de la science par des images nombreuses et approximatives qu'on hésite à rejeter, ne permet pas d'y voir clair. Ces images ont cependant permis de nombreuses découvertes qui n'existaient pas lors de l'élaboration de ces modèles. Il faut reconstruire les sciences sur base de ces résultats mais plus simplement. Pour cela, il faut du courage et de l'audace.

Les remettre en question.

Comme il faut un peu de publicité pour la postérité, n'hésitez pas à perturber les autres pour qu'ils adaptent leurs idées aux vôtres.

Prendre son temps.

Contrairement aux sports où il est nécessaire d'avoir des performances optimales lors des confrontations dans le but d'atteindre le sommet, l'élaboration d'une théorie scientifique de haut niveau, peut se faire sur plusieurs années ou tout au long d'une vie. C'est pour cela que même sans mémoire et avec une intelligence très moyenne, il est possible de l'atteindre... à condition bien sûr de disposer de la ténacité nécessaire.

Manquer parfois d'ouverture.

Bien que vous disposez de votre vie, il faut pouvoir éjecter ceux qui pourraient vous faire perdre du temps utile, notamment les Témoins de Jéhovah.

Ne pas voyager trop dans l'abstrait.

Le monde physique peut ne pas correspondre aux abstractions, comme c'est le cas pour la transformation de Lorentz en relativité qui conduit à des systèmes de référence dont les horloges ne sont pas à l'heure et donc à d'inévitables paradoxes (incompatibilités logiques entre les résultats théoriques et l'évidence du monde physique). Un jumeau ne pouvant être à la fois plus jeune et plus vieux que son frère.

Sous-estimation des autres.

La différence entre un psychiatre et un " paranoïaque ", c'est que le premier est un idiot de croire que l'autre se surestime.

Ne se fier qu'à son propre progrès.

Dans l'histoire de l'humanité, la société n'a pas toujours progressé.

Dès lors, on n'arrête pas plus la décadence que le progrès.

Inscrits noir sur blanc dans de beaux livres.

Beaucoup de bêtises ne sont considérées comme vraies que parce qu'elles ont été acceptées par des censeurs incompétents mais notables aux yeux de la société. Une belle reliure n'est donc pas synonyme de vérité.

Acupuncture, chiropraxie, religion.

C'est ainsi que l'acupuncture et la chiropraxie seraient déjà dans certaines universités des sciences toutes aussi honorables que la médecine. A noter que la théologie est un exemple bien plus ancien de bêtise acceptée comme étant digne de cours universitaires. Simplement parce l'esprit humain est d'une incroyable faiblesse. Il n'est pas encore très différent de celui de nos ancêtres, les mutations génétiques ayant été trop peu nombreuses pour que les êtres humains soient déjà, de nos jours, majoritairement intelligents. Sans compter que ces êtres ont une faible probabilité de participer activement à la sélection naturelle, par suite d' habituels manques d'agressivité et de force physique.

Ex cathedra ou ex-cathedral.

Pour devenir professeur d'université, il faut étudier par coeur des milliers de pages de créations des autres afin de réussir les examens. Dès lors comme ils sont habitués à ne pas réfléchir, il faut avoir de sérieux préjugés vis-à-vis de ce qu'ils enseignent.

Ne pas être trop commun

Ne pas être normal est considéré comme une tare par les moutons, pourtant la vérité est que ce sont eux qui sont trop communs.

Eviter les romans

Lire un roman, c'est vraiment perdre son temps: des centaines de pages inutiles pour quelques idées. De nombreux ouvrages scientifiques ne valent pas mieux. Un bon exemple étant la théorie d'Alfred Adler.

Ne pas confondre les apôtres avec leur dieu.

Les gens confondent souvent les lecteurs aux créateurs. C'est ainsi qu'un professeur d'université qui écrit un livre sur Socrate se fait souvent passé pour un philosophe. Qui penserait qu'un professeur de philosophie n'est pas un philosophe, tout comme un professeur de physique est inévitablement reconnu comme étant un physicien.

Guérison supérieure.

Il faut savoir qu'en voulant s'attaquer aux différents, le psychiatre est aussi malade que la société. Dès lors se maintenir dans l'anormalité est une guérison difficile, fortement contestée, mais à l'évidence supérieure.

Dès lors, une bonne santé mentale est certainement la base favorable à un travail intellectuel de valeur.

Etre condescendant vis-à-vis des erreurs de la société.

L'administration Nobel n'a pas fait l'erreur d'attribuer le Prix à Einstein pour la " théorie de la relativité ". C'est une négation d'erreur dans le marécage d'erreurs où la société est engluée qu'il convient d'applaudir...avec circonspection bien entendu!

Savoir admettre son idiotie.

Un problème, pour un scientifique concerné, face à une découverte qui n'est pas de lui ,ce n'est pas la découverte elle-même, mais de devoir admettre qu'il est un idiot. Pour mémoire, l'Inquisition n'y est pas parvenue et avec les conséquences que l'on sait.

Eclaircir

Mon expérience personnelle m'a prouvé que chaque fois que je tentais d'éclaircir un travail obscur réalisé par d'autres, qu'il en résultait un progrès ou même une découverte.

Comprendre vos découvertes.

Einstein n'a pas compris la théorie de la relativité puisqu'il n'a pas pu résoudre le paradoxe des jumeaux.Il est donc impératif de comprendre ses propres théories avant d'aller plus avant dans d'autres investigations. Cela afin d'éviter de se noyer dans l'erreur.

Garder de l'argent de poche.

Dans le cas où l'administration Nobel viendrait à vous aider par négation d'erreur, il faut tenter de garder un peu d'argent de poche pour quand-même pouvoir prendre le train jusque Stockholm et recevoir le Prix utile et bien mérité. Sauf si comme Sartre, vous n'en avez pas besoin.

Répondre à vos questions.

Les études traditionnelles consistent à bien répondre aux questions des autres. C'est ainsi que vous ne répondez à aucune question essentielle, sauf si devenez autodidacte, c'est-à-dire autodécouvreur.

Anticatholique.

Si Georges Lemaître s'était dit: " Et si dieu n'existait pas! ". Il n'aurait pas écrit de bêtise. C'est donc de première importance, de se dire: " Qu'adviendrait-il si les bases de ma théorie n'étaient pas exactes! ".

Se protéger de l'agression collective.

En démontrant l'esprit rampant des autres par votre liberté, vous devrez vous armer contre les nombreuses agressions des plus soumis.Parfois le sparadrap sera nécessaire pour panser les blessures.

La timidité peut-être votre qualité essentielle.

Si vous êtes sensible au point de vous intéresser à la physique, la philosophie, etc...vous ne pouvez pas être une brute et rivaliser avec un boxeur ou un fonctionnaire des contributions armé de la gendarmerie qui se fera un plaisir de vous envoyer au tapis. Ainsi l'aspect de chien battu un peu timide de l'intellectuel est souvent la règle.

Ne pas savoir mais réfléchir.

Le vérité n'est pas difficile à trouver, mais il faut réfléchir pour l'atteindre. Mais l'homme n'aime pas réfléchir, c'est trop difficile. Par contre de nombreux savants croient savoir qu'ils la possède!

Avoir une méthode scientifique.

Le méthode précède la découverte ce qui implique que vous devrez faire un choix personnel, même s'il n'aboutit à aucun résultat consistant. Le chemin de la découverte est associé au risque de devenir une nullité.

Changer de savoir.

Le savant sait ce qu'on sait mais le découvreur veut en changer. Malheureusement, le premier est majoritairement reconnu en tant que valeur supérieure de la société.

Mettre son coeur en sécurité et loin des femmes.

Je t'aime, donc je te suis soumis. Dans un tel état de déséquilibre mental, il ne faut rien espérer de bon... pour la science.

Prendre son temps.

Je n'ai pas encore atteint l'âge de la retraite, mais il me paraît clair que les vieux ne sont vieux que par préjugé. Même si les réflexions sont ralenties chimiquement, vu l'énorme temps libre qu'ils possèdent et le tranquillité financière, ils devraient pouvoir effectuer des travaux scientifiques de la plus haute importance, d'autant plus qu'ils ne sont plus en contact avec la société intellectuellement réductrice.

Penser qu'un délire de joie est au bout du voyage.

Si la méthode scientifique proposée ici n'est certainement pas agréable à suivre, il ne faut pas oublier qu'une découverte scientifique est possible et qu'elle constitue une récompense cosmique, bien plus enivrante qu'un grade attribué avec condescendance par un groupe de professeurs d'universtés qui dans ce cas précis passeront de toutes façons pour des cons.

Rejet automatique.

Plus vous vous isolerez, plus on vous isolera. Dès lors les premiers pas réalisés vers une méthode scientifique sérieuse, seront les plus difficiles. Après il faudra simplement tenter de subsister dans la galère sur le chemin des Amériques.

Eviter l'autodestruction.

S'exprimer dans le langage de la société, c'est déjà un peu se détruire, puisque bien évidemment ce langage détermine la pensée. Il ne faut donc apprendre que très tardivement les rudiments nécessaires pour transmettre vos découvertes à la postérité.

Risques corollaires d'une bonne éducation.

C'est de ne pas pouvoir en sortir.

Doute méthodique.

Les études universitaires devraient se terminer par une année de philosophie où on enseigne le doute. Mais le problème serait de trouver, pour des cours enthousiasmants, un seul savant diplômé et agrégé qui pense avec conviction ne pas savoir.

Sex-appeal.

Lorsqu'on s'est formé à aimer la science, elle finit par présenter autant de sex-appeal que de très jolies filles. Mais il n'y a pas le sein à cacher qu'on ne saurait voir.

Parlez pour la culture et non de la culture.

99% des idées ont déjà été écrites (par exemple, on trouve des centaines de livres inutiles sur la " relativité "). Il est de votre devoir de n'écrire même que 0.000001% de nouveau.

Logique, intelligence et méthode scientifique.

Pour douter méthodiquement, il faut d'abord avoir la logique et l'intelligence requise, sans quoi on risque de douter de ce qui est vrai.

Mais l'intelligence et la logique requierent une méthode.Il y a donc un sérieux problème philosophique qu'il convient d'ignorer sous peine de sombrer dans la folie.

Paranoïa

La paranoïa n'est pas une maladie, mais le fait d'en être atteint et d'être à même de mettre en relation des faits qui apparemment n'en ont pas, vous garantie un succès scientifique indéniable. Pour peu, bien entendu, qu'un psychiatre idiot ne vous anéantisse par décision d'un juge incompétent, avec des poisons neuroleptiques qui vous dépriment. Le recensement et l'utilisation des géniaux " paranoïaques " seraient d'ailleurs un bienfait pour l'humanité. Malheureusement, les juges sont des fonctionnaires avant tout, c'est-à-dire des supermoutons, qui sont bien plus intolérants que la société et réduisent donc à néant des êtres supérieurs par l'abus du pouvoir qu'on leur a donné. Il est d'ailleurs logique d'affirmer que ces juges, en tant que supermoutons, violent plus souvent l'ex-article 6bis de la constitution que d'autres individus. D'autant plus dangereux pour les libertés individuelles que l'utilisation d'un tel pouvoir est évidemment à l'origine d'une jouissance personnelle, lorsqu'ils estiment que leur travail est " bien fait ".

Sélection artificielle.

Le création scientifique consiste aussi en une sélection non naturelle d'idées non courantes. Mais il faut une âme fine pour ne pas se tromper.

Etre.

Ne pas faire l'erreur de la majorité des moutons qui ne vivent que pour que d'autres soient.

Docteur Honoris Causa.

Bien que ce grade soit aussi ridicule que les autres, il est préférable à une thèse de doctorat stérile qui ne risque que d'encombrer les bibliothèques.

Maintenir la tête haute.

Il n'y a aucune raison de courber l'échine devant les nombreux chercheurs diplômés qui ne trouvent rien.

Ne pas chercher pour vivre mais vivre pour chercher.

Le société reste dans l'erreur, parce qu'il faut lui apporter ce qu'elle désire entendre pour pouvoir vivre. Par exemple s'investir dans de la politique démocratique qui imposent aux minorités intellectuelles l'erreur collective, ou bien écrire un livre sur la relativité du symbole mondial de l'intelligence.

Ne maîtriser que l'exactitude.

Au vu des erreurs dans les livres, de nombreux professeurs d'universités maîtrisent des calculs compliqués mais souvent faux.

Chercher jusqu'à trouver.

Une des clefs de la découverte scientifique, c'est de chercher jusqu'au moment où la solution est trouvée, qu'importe l'heure la nuit!

Bon dosage.

Il vaut mieux 5% de connaissances et 95% de réflexions que l'inverse. Sinon l'esprit risque de se trouver comme dans un hypermarché où on ne sait pas quoi acheter.

Trouveur ou chercheur.

Un seul trouveur vaut mieux que mille chercheurs diplômés.

Rechercher la jouissance physique.

C'est plus agréable de découvrir une vérité de la physique, que d'étudier les erreurs des autres dans de gros livres bien reliés.

Avoir les paradoxes dans le collimateur.

Si la plupart des physiciens enseignent les paradoxes comme de la physique, il ne faut pas commettre la même erreur et bien se remémorer que ce sont des absurdités logiques dont la solution sera, dans chaque cas, une très probable découverte de vérité.

Voyager dans la vérité.

Beaucoup de physiciens pensent qu'ils savent voyager dans l'abstrait, alors qu'ils ne voyagent que dans l'erreur.

Etre prudent.

Vu l'inexactitude de la physique, il faut se dire qu'Oppenheimer a eu de la chance que la bombe ne lui explose en pleine poire.

Limites.

Comme il m'a fallu vingt ans pour découvrir qu'Einstein était dans l'erreur, une réelle modestie est de rigueur quant au nombre de découvertes scientifiques que l'on peut espérer sur une vie.

Viser plus l'intelligence que le language.

Il n'est pas nécessaire d'avoir l'art de la parolle, pour une bonne recherche scientifique.D'autant plus inutile, si vous vivez en dehors de la société.

Culture limitée.

L'intelligence est proportionnelle à l'inverse de la culture que l'on possède, L'entrainement de la mémoire n'a rien à voir avec l'intelligence, sans quoi les dictionnaires feraient de nombreuses découvertes scientifiques. Les champions de Julien Lepers aussi forts soient-ils, n'apportent rien à l'humanité parce qu'un important effort intellectuel a été gaspillé pour une fonction inférieure du cerveau humain.

Ne pas compter sur le Prix Nobel.

Pour espérer un tel prix prestigieux, il faut avant tout être prestigieux soi-même et ne pas en avoir besoin. Etre au minimum ministre comme Churchill ou professeur d'université comme Claude Cohen Tannoudji. Sans compter qu'il faut aussi une approbation démocratique généralement erronée de diverses autres étoiles de la société moutonnante.

Ne pas s'entêter dans l'erreur.

De nombreux physiciens ne trouvent rien, parce qu'ils s'entêtent à combiner des théories paradoxales, vous vous imaginez ce que cela signifie!

Préférer la découverte.

C'est incomparablement plus agréable de découvrir que de lire dans un journal les créations des autres.

Accepter certaines erreurs de personnalités reconnues par la société.

Le mérite d'Einstein est de nous avoir écarté d'habitudes ancestrales, pour que finalement, grâce à lui, je tombe sur la vérité près d'un siècle plus tard. D'autant plus pardonnable qu'il a été un bon épistémologue.

Se méfier d'un succès populaire.

Quand on voit le nombre de personnes qui se rassemblent pour Johnny Hallyday ou Michel Sardou qui ne chantent pas bien, il faut se méfier d'un succès populaire et le considérer comme inquiétant en tant que test de valeurs personnelles.

Au bas de l'échelle sociale.

Quand on a des échelons à gravir, on progresse vers le haut et on peut critiquer valablement la société dont on est indépendant. Par contre celui qui est au sommet ne risque que de tomber dans la dépression s'il vient à mettre en doute ceux (l'échelle) qui le maintiennent en haut.

Travail bénévole non justifié.

Les esprits libres apportent à l'humanité ce qu'elle ne méritent pas. Mais il faut bien s'occuper à quelque chose en attendant la mort.

Carrément Inculte.

Se cultiver, c'est vivre la vie des autres et perdre la sienne. Tout comme les croyants brûlent comme des bougies pour rien, c'est-à-dire Dieu.

Penser en liberté.

Il n'est pas possible de penser valablement, si vos pensées peuvent être suivies de représailles d'êtres qui vous sont chers. Une seule solution: l'isolement.

Prétention.

Les prétentieux ne sont souvent que des êtres supérieurs ressenti comme tels par la masse normalisée. De plus, il est évident que se sentir supérieur ne peut conduire qu'à une réelle supériorité, simplement parce que l'esprit n'est pas entravé par la modestie.

Eviter les discussions inutiles.

Souvent il est inutile de discuter avec d'autres de ce que vous avez découvert. La réaction habituelle étant de s'opposer à ce qui déplaît, sans nécessairement y avoir réfléchi. Conclusion vous n'allez pas convaincre, ni être compris.

Résister à l'agression.

Les êtres anéantis par la vie sociale essaient toujours de ternir la vie de ceux qui ne se sont pas laissés détruire. Les fonctionnaires des contributions en sont un exemple frappant lorsqu'ils détruisent de fragiles petites entreprises, par simple jalousie.

Oppression inévitable.

Les gardiens de l'ordre de la majorité sont aussi les bourreaux de l'oppression des minorités.

Juge incompétent.

Toute nouvelle idée ne peut-être jugée parce qu'il n'existe encore aucun texte ou critère pour en évaluer la valeur. La société devrait se déclarer incompétente, mais ce qu'il en advient, ce n'est souvent qu'un préjugé de juge.

Antidote.

L'érudition est un poison à base de préjugés.Pour découvrir ou juger la nature, il faut y réfléchir et avoir avalé l'antidote avant d'être cultivé.

Crise de société.

La crise contemporaine dans tous les domaines artistiques et scientifiques ne provient que d'une overdose de culture, souvent médiocre.

Délirer.

Le délire est source de création. Sans lui, les constructions ne seraient qu'une modification de l'éducation. C'est un peu comme un générateur de nombres aléatoires dont certains sont gagnants.

Folie.

Un fou, c'est une victime géniale des psychiatres qui n'a pas eu le temps de devenir célèbre.

Eviter les travaux inutiles.

Dans la vie, il y a une quantité invraisemblable de travaux inutiles qui la consomment.

Inattendu.

Il faut savoir que la recherche peut conduire à ce qu'on attend pas du tout. Et l'émerveillement devant un spectacle grandiose n'est pas à exclure, même microscopique.

Réfléchir pour comprendre.

Il m'a fallut du temps pour réaliser qu'il ne suffit que de réfléchir sur l'univers pour le comprendre.

Antidynamique de groupe.

Il ne faut pas hésiter à faire une psychothérapie de libéralisation de l'emprise de la société sur vous. C'est l'opération inverse de celle prônées par les psychologues gardiens du troupeau.

Partir gagnant.

Science antidémocratique.

En science ni d'ailleurs en politique, la démocratie n'est pas la bonne solution, puisque la majorité est composée de cons.

Inamicale.

Si vous vivez en groupe et que vous faites une découverte scientifique, on ne vous le pardonnera pas. Freud en a fait l'expérience.

Hésitante.

Par un manque de contacts sociaux, on devient gauche en société.

Ne pas lire les autres.

Quand on lit trop les autres, on a beaucoup de difficultés par la suite à penser différemment d'eux.

Erreurs.

Les livres de physique sont le plus souvent des erreurs de calculs que du calcul d'erreurs.

Eviter les mots croisés.

Pourquoi tant de gens perdent leur temps à résoudre des mots croisés, alors que ce serait bien plus utile de résoudre des problèmes de science.

Mauvais élève.

Sans quoi, il faudrait prouver qu'en devenant un bon élève, on ne devient pas un parfait idiot.

Femme d'ouvrage ?

La plupart des gens n'atteignent aucun objectif, parce qu'ils dépensent la moitié de leur énergie à nettoyer leur maison. Sans le sou, votre demeure doit être sale.

Problèmes.

Celui qui ne rencontre pas de problèmes en société, c'est qu'il fait exactement ce que la société attend de lui.

Arracheurs de dents.

Ce n'est pas normal que la majorité des chercheurs ne trouvent rien, alors que les dentistes diplômés parviennent à arracher des dents.

Inaffaiblie.

Attention, le religion affaiblit l'intelligence !

Comprendre avant de calculer.

En science, il vaut mieux comprendre avant de calculer, sinon le risque est grand d'accumuler des cahiers de brouillons, mais rien d'autre. Une thèse de doctorat pouvant être considérée comme tel.

Esprit libre.

On pense avec sa mémoire, ce qui signifie que sans mémoire la pensée est libre.

Cahiers au feu.

La science n'avance pas, parce que d'anciens scientifiques sont considérés comme des dieux et leurs écrits la bible.

Non-modeste.

Quand on obtient la gloire, on devient modeste parce que l'objectif non-modeste est atteint.

Sans cravate.

En accord avec Diogène le Cynique, je dirai que les chercheurs intégrés au sein d'équipes ne trouvent rien, parce qu'ils s'occupent plus de savoir si leur cravate est bien arrangée que de réfléchir sur des problèmes de science.

Il est des sciences faciles.

L'astronomie c'est un peu comme de la philosophie. On peut affirmer un peu n'importe quoi sans prendre le risque qu'on prouve le contraire. C'est une occasion de percer et de se faire un nom.

Ne pas résoudre un problème en en créant un autre.

Bien que le " génial " Einstein n'a pas manqué sa notoriété en créant le paradoxe des jumeaux pour résoudre l'expérience de Michelson-Morley.

Université=doute

On craint toujours un peu ceux qui peuvent nous nuire. Si les professeurs d'universités ont les bras longs, ce ne devrait pas être une raison suffisante, si vous en dépendez, pour renoncer à la vérité.

Pas de Ferrari.

Le matériel scientifique est aussi difficilement accessible qu'une formule1. Il faut être riche d'un diplôme qu'on obtient de la même manière que la richesse, c'est-à-dire par tous les moyens.

Ridicule.

On pourrait avoir confiance dans la médecine, si on ne vendait pas en pharmacie " La jouvence de l'Abbé Sourit " ou de " L'eau de Mélisse des Carmélites ".

Artiste.

La société c'est la prison, la création artistique la liberté.

Chercher ailleurs.

Ma découverte de la structure ondulatoire de l'électron démontre qu'il y a longtemps que les chercheurs du CERN auraient dû rechercher l'électron ailleurs qu'à l'endroit où il pensaient qu'il se trouvait.

Un bon physicien doit être fou mais pas sot.

Une intelligence supérieure ne peut s'épanouir que sur une faible mémoire.

Elle doit travailler plus.

Se comprendre.

L'important n'est peut-être pas d'être compris, mais de se comprendre soi-même.

Avoir un perroquet.

Dans la solitude vous aurez l'impression de parlez à quelqu'un.

Prison.

Le recherche scientifique, c'est aussi comme un train sur les rails. Nous sommes prisonniers de notre langue, de notre langage scientifique, de notre logique que nous ne parvenons pas à quitter. Toute création scientifique est souvent le résultat d'un déraillement de l'esprit.

Décourageante.

Comme il faut souvent réfléchir très longtemps pour acquérir une petite certitude, le recherche scientifique est souvent source de découragement.Il n'y a pas d'autre solution que d'être un être obstiné.

Préférer la qualité à la quantité.

Il importe plus d'écrire de telles certitudes que de n'étaler que des doutes dans un ouvrage imposant.

Calculer parfois même si l'intuition est vague.

Si une idée n'est pas très claire, un calcul peut conduire à un résultat important. C'est ainsi que j'ai découvert la loi de la gravitation basée sur la variation de la vitesse de la lumière. Cette loi m'est initialement apparue étrange, puis rapidement un résultat extraordinaire.

Se méfier des expériences.

Etant sources d'erreurs et de plus pouvant être interprétées erronément sur base de fausses théories, leurs significations doivent être reconsidérées à la lumière de vos propres concepts. C'est ainsi que l'effet Compton en tant que collision est devenu pour moi une réflexion Doppler d'ondes de matière réelles (hypersons).

Changer son fusil d'épaule.

Après avoir passé votre vie à chercher et comprendre ce qu'on croit savoir, il faut trouver ce qu'on ne sait pas.

Pas de risque d'infidélité.

Il est plus rassurant d'être certain d'une théorie physique que d'une femme dont la fidélité ne dépend pas de vous.

Douter d'abord des autres

Si la logique et la rigueur mathématique sont une nécessité, au premier abord d'un problème il faut plus douter des autres que de vous. Sans quoi vous n'allez pas voir de possibles erreurs dans la science établie. Les deux doutes ne peuvent être effectués simultanément puisque qu'on ne peut douter dans le doute de sa propre logique. De plus, pour rappel, douter de soi est une maladie de mouton.

Humour.

Des chercheurs qui cherchent on en trouve, mais des chercheurs qui trouvent on en cherche.

Avoir la passion de Marie Curie.

Les laboratoires des universités sont désertés après 16 h, tout comme les fonctionnaires désertent bien avant les bâtiments administratifs. Il ne faut donc pas avoir un esprit de fonctionnaire pour éviter de devenir un chercheur qui ne trouve rien.

Sortir de la normalité.

Les joueur de tennis ont tous la même tenue, les curés la même bible, les psychanalystes ont tous un divan, les chercheurs ont tous un tablier blanc. En changeant d'ambiance, l'esprit à certainement plus de chance de produire quelque chose qui n'existe pas. Il faut assurer son propre déraillement.

Du travail pour tout le monde.

La science est loin d'épuiser ce qu'il y a à découvrir dans la nature et je pense même qu'elle ne pourra jamais y parvenir. En effet, il est très logique de supposer que l'espace est infini et que les particules élémentaires conduiront toujours à de nouveau sous-niveaux d'atomicité. Dès lors les physiciens ont de quoi s'amuser jusqu'à la disparition de la race humaine.

N'écrire que des découvertes scientifiques.

C'est vraiment stupide d'écrire une imposante thèse de doctorat, si elle n'est pas une découverte scientifique. Un exemple à ne pas suivre.

Facile.

La physique supérieure n'est supérieure que dans son inintelligibilité. Si vous découvrez une vérité de la nature, elle doit pouvoir s'enseigner dans le secondaire.

Prendre du recul vis-à-vis de vous-même.

Votre travail est évidemment insensé, puisque la race humaine va disparaître dans les prochains millions d'années (ou bien avant) et le progrès scientifique de l'humanité ne sera plus utile pour personne. Sans vouloir être trop pessimiste, il faut vous assurer que vous ne perdez pas trop votre temps à compter les coccinelles, une activité scientifique déjà absurde avant la disparition de l'homme.

Cosanguité.

Le fait que la communauté scientifique sélectionne et rémunère uniquement des chercheurs évalués par elle, elle ne peut que dégénérer comme les races de chiens. La découverte scientifique a donc une plus grande probabilité d'être l'oeuvre d'un chercheur de gouttière, en très bonne santé.

Manquer d'une grosse case.

L'esprit scientifique libre n'a pas qu'une case en moins, il doit tenter d'enlever toute la mécanique de la société acquise par l'éducation et qui n'est pas la sienne.

Progrès de la communauté scientifique.

Quand la société comprendra qu'il vaut mieux payer un chercheur désagréable, qui ne respecte rien, qu'un brave étudiant qui a fait une " distinction " d'esprit mouton, elle aura fait un grand pas favorable pour le progrès futur de l'humanité.

Dangereuse.

La conquête de la vérité fait toujours des victimes parmi ceux qui ne la possèdent pas.

Détesté.

Il est impensable d'engager en tant que chercheur un être qui ne plait pas à l'employeur. Ainsi les être sympathiques et charmants, c'est-à-dire faibles, sont pratiquement les seuls à pouvoir contester des vérités établies. Ce qu'il éviteront pour ne pas déplaire.

Pré-Nobel

Puisque le Prix Nobel est toujours attribué après une découverte, il est parfaitement inutile pour le progrès de la science. Nobel aurait mieux fait de créer une organisation internationale chargée de rechercher et d'aider des êtres passionnés de science et au comportement étrange en société. Il y a cependant le problème de la corruption de l'âme par l'argent qu'on peut résoudre en attribuant une rente plutôt qu'une grosse somme d'argent. La rente pouvant éventuellement être supprimée, réduite ou suspendue si l'intérêt pour la science s'émousse. Même s'il subsiste encore de l'arbitraire, il faut se rappeler que la société ne sera jamais parfaite.

Ecrire l'histoire.

L'histoire de l'humanité est l'histoire des esprits libres, c'est-à-dire de ceux qui n'en ont pas fait partie.

Douloureuse.

Bien qu'Alfred Adler était majoritairement dans l'erreur, le sentiment d'infériorité de sa théorie évolutioniste est source de progrès, pour peu qu'il ne provoque pas une dépression. La société n'est donc progressiste que si les individus ne se sentent pas heureux.

Vue extérieure.

Lorsque vous êtes dans la foule, il est très difficile de la photographier et d'avoir une vue d'ensemble. Le philosophe ne peut de même décrire le monde s'il ne se place pas en haut d'une montagne comme Nietzsche. Ainsi, un vrai chercheur a tout intérêt à regarder de loin et de haut le troupeau des supermoutons universitaires.

Autosélection artificielle.

Dans un champ de blé, il n'y a que du blé. Si vous n'arrosez pas votre propre plante à votre manière éventuellement mutagène, loin de ce champ, vous ne serez qu'un simple épis de blé.

Incompris et rejeté.

La société n'aime pas ceux qui se prennent pour plus qu'ils ne sont, c'est-à-dire pour plus que des valeurs contenues dans la mémoire collective et qui servent de références. Ainsi l'être supérieur, pour pouvoir échapper au rejet et se faire comprendre devrait être inférieur.

Une grande victoire.

Si les groupes n'ont pas d'intelligence, ils ont par contre une grande force collective. Ainsi la moindre petite victoire contre la société est incommensurable. Les vrais philosophes le savent bien et en use comme d'une récompense à leur effrayante solitude.

Volonté.

Pour être un " être " d'exception, il ne suffit que de le vouloir. Un peu de terre glaise, un peu de malaxage, un petit four à 1500°C et vous y êtes.

Ne pas confondre le ciel étoilé avec un planétarium.

Si une danseuse du Lac des Cygnes est agréable à regarder malgré tout, il ne s'agit que d'une imitation de la création artistique originale,

Une telle étoile n'est qu'une plagiaire qui ne devrait considérer son activité que comme une distraction, un peu comme une chanson fredonnée. La société possède un gigantesque planétarium dont il doit être insupportable d'en être un élément si vous avez adhéré à l'esprit de la création.

Comprendre.

A moins que vous ne soyez un idiot de la société, si vous ne comprenez pas ce que les autres écrivent, c'est qu'il n'y a rien à comprendre.

Etre fin psychologue.

Ils faut savoir confondre rapidement ceux qui dissimulent leur ignorance dans un charabia indescriptible.

Echapper au nettoyage de la société.

Les araignées sont écrasées, les renards empoisonnés, les cadavres enterrés, les noirs expulsés, les fous enfermés,...,il faut se garder d'être nettoyé pour la propreté, le bien être et la santé de l'" esprit " de l'homme moderne. 

Dire et ne pas se laisser faire.

Les grands diseurs ne sont pas les grands faiseurs, mais il faut dire qu'on empêche souvent à ceux qui disent, de faire.

Peut-être une guérison.

Pour de nombreux individus, il n'est pas facile d'être normal en société. Pamella voulait des gros seins, un autre a été opéré pour un bec-de-lièvre esthétiquement gênant, celle-là voulait voir ses rides atténuées, celui-ci accepte d'être empoisonné par un neuropsychiatre pour quelques perturbations épileptiques honteuses, un autre consulte un psychologue pour sa timidité...Tous ces problèmes sont générés par la société qu'il ne suffit que de quitter pour une guérison totale, immédiate et définitive.

Complexité.

Les gens préfèrent l'uniformité par simplicité. Une méthode scientifique personnelle peut-être plus complexe à gérer que la simple utilisation de l'éducation acquise.

Noyade.

Si la science contemporaine est bloquée, c'est aussi parce qu'elle est noyée dans ses bibliothèques. Qu'il conviendrait de résumer un peu.

Existentialiste.

Les être communs ne parlent pas de leur uniformité qu'ils ne peuvent apercevoir. Par contre toute différence par rapport à cette uniformité est bien visible. Ainsi les actions de ceux qui existent ont une chance de se propager parmi les inexistants, surtout à posteriori.

S'assurer.

Si l'être grégaire jouit d'une grande assurance naturelle au sein de l'esprit collectif dont il est un vecteur, l'esprit libre doit s'autosuggestionner une confiance en lui-même qui dégénère souvent en un désagréable malaise (cafard) dû à l'inexistence d'une référence, sinon ses propres découvertes.

Originale.

Tu as écrit un best-seller! Bravo! Ton banquier sera content. Tu as écrit ce que tout le monde attendait ou pensait déjà, mais pour l'originalité...

Misérable.

Si un parfum n'est considéré excellent que parce qu'il porte un nom célèbre et vu que la confiance du banquier à financer la campagne publicitaire est plus aisée à obtenir avec ce nom et les luxueuses propriétés qu'il implique, il vaut éviter de corrompre une vérité naissante par l'argent.

Explicative.

Le but premier des sciences est de comprendre la nature. Il faut préférer ou éventuellement écrire un bon livre dans le style philosophique que de s'attaquer à des calculs qui ne clarifient ou ne correspondent à aucune réalité physique.

Lutter contre l'erreur.

Autant il a été difficile de faire admettre la théorie de la relativité, autant il m'est difficile de faire admettre qu'elle est fausse. A moins qu'on ne dispose de dynamite, la destruction d'un imposant édifice requiert beaucoup d'énergie, sans compter la part utile contre soi-même.

Un esprit libre indépendant.

Puisque la société retire souvent les qualités qu'elle a attribuées à un individu quand il devient l'auteur d'un acte inadmissible pour elle, avec d'inévitables conséquences financières, il ne suffit donc pas d'avoir une pensée libre succeptible de déranger, mais il faut aussi que son équilibre soit indépendant des sociétaires.Ainsi la société devrait garantir l'immunité du chercheur...une idée de philosophe qui ne risque pas d'être appliquée.

Un déchet pour la société mais un grand progrès pour l'humanité.

L'exclusion douloureuse de l'être différent est noyé dans la masse des mouvements de la fourmilière humaine, comme la plus insignifiante des actions. Mais il faut s'y être exposé pour devenir potentiellement une pierre des acquis intellectuels de l'humanité à laquelle la société s'identifie sans vergogne.

Combiner les efforts pour gagner du temps.

Un exemple: lire un livre de physique en anglais devant une jolie fille dans un train, permet d'étudier de la physique, d'apprendre une autre langue, de draguer et de voyager! Comme la vie est courte, c'est une bonne solution pour atteindre un objectif supérieur.

Il s'agit d'enfants!

Si vous avez renoncé à une famille consommatrice de temps et source de problèmes, vous aurez une descendance notable et permanente qui pourrait bien subsister jusqu'à la disparition de l'homme.

Lutter contre les préjugés intérieurs.

Comme il n'est pas possible de naître en tant qu'esprit libre, lorsque le processus de libéralisation est enfin amorcé, il y a encore un important travail intérieur à effectuer avant que vos idées puissent respirer librement.

Solitude efficace.

Lorsqu'on est deux, on doit lutter contre ses propres préjugés et ceux du conjoint. Dans un trio contre soi-même et deux personnes, etc... C'est ainsi que l'intelligence du groupe est inversement proportionnelle au nombre de personnes qui le compose.

Etre l'auteur de vos découvertes.

Il est d'usage courant de dire: " J'ai découvert la musique, l'existentialisme ou même le sexe... " Il s'agit d'un abus de langage qui implique qu'il devrait être plus enivrant d'en être vraiment l'auteur.

Regrettable.

Quitter la société ne vous la fera pas regretter. Par contre, le souvenir des années que votre esprit aura passé dans ses prisons vous culpabilisera de ne pas avoir ouvert la porte sans serrure.

Comique.

Si la méthode scientifique implique une réduction des préjugés intérieurs et nocifs, ceux sur la société peuvent devenir source de dérision pour elle mais, bien entendu, sont agréablement comiques pour vous.

Etre asocial vis-à-vis de soi-même.

Progresser c'est aussi fuir ce qu'il a de trop conventionnel en soi pour tendre vers une intelligence plus souple et donc de plus grande valeur.

Anormalité.

Comment voulez-vous que le créateur agisse, parle et se comporte normalement, puisqu'il est différent.

Chercher où trouver.

Passer sa vie à chercher à comprendre les réalisations des autres est un bon moyen de ne pas avoir le temps de trouver soi-même.

Parfois contextuelle.

Souvent le progrès scientifique ne consiste simplement qu'en une modification du contexte conceptuel avec lequel les phénomènes sont interprétés.

Fautive.

Ecrire sans fautes est une forme de soumission à l'esprit collectif de la Communauté Française. De plus, comme il est clair que l'arrogance des défenseurs de la complexité de la langue et des règles pour l'orthographe n'agissent que parce que leur supériorité inutile s'effondrerait (en cas de tolérance à l'erreur), il y a lieu de ne pas s'en inquiéter plus que d'être sans cravate sur une île déserte.

Thérapie alternative.

La psychologie ne peut que très difficilement distinguer entre un individu qui à des idées étranges et des troubles parce qu'il est agressé par la société, d'un autre qui a des troubles parce que la société l'agresse par suite de ses idées. Dans les hôpitaux psychiatriques, même universitaires, on administre des médicaments empoisonnés en considérant toujours la première solution comme exacte, tandis que vous, vous ne devrez pratiquer que l'automédication en buvant un bon verre d'eau, ou peut-être du vin.

Silencieuse.

Rien que le fait de devoir parler aux autres chercheurs est source de distraction.

S'identifier aux plus grands.

La seule chose qui vous différentie de Newton, c'est que vous n'avez peut-être pas encore trouvé.

Ignorante.

Les ignorants ne s'inquiètent pas, parce qu'ils ne savent même pas ce qu'ils ignorent. D'autant plus que c'est bien plus agréable de retrouver les choses par soi-même.

Point de vue.

Au lieu de parcourir les livres et observer comme au travers d'un brouillard le monde de mille et une façons, il vaut mieux regarder de son point de vue et espérer-t-y voir quelque chose que personne n'a jamais vue.

Interpréter les flèches.

Vantard, paranoïaque, hautain, etc... la société possède de nombreux termes dissuasifs pour modérer ceux qui veulent se distinguer. Il convient de les traduire dans le langage de l'esprit libre pour lequel il pourrait être utile d'écrire un dictionnaire interprétatif.

Ne masquer pas vos idées.

La mécanique quantique consiste en une dissimulation astucieuse de l'atome de Bohr derrière un formalisme mathématique injustifiable. Dans ma méthode je prône plutôt de justifier physiquement des postulats de Bohr afin de compléter intelligemment la théorie.

Géniale.

Tous les fous ne sont pas géniaux, vous devez tenter de l'être.

Pas de supercherie, la postérité vous regarde.

Le succès d'Einstein provient du fait que personne ne l'a jamais compris, en l'incluant lui-même. Une construction illogique bien construite peut aussi vous garantir une célébrité temporaire. Mais il faut considérer cela plus comme un jeu de société qu'une méthode scientifique.

Comprendre.

Savoir ou ne pas savoir, ce n'est pas la question. L'important est de comprendre.

Apprendre à créer.

Dans les universités, les étudiants sont entraînés à étudier, mais pour vous, l'objectif doit être la création.

Visionnaire.

Faut-il beaucoup de mathématiques pour faire de grandes découvertes?

L'histoire prouve le contraire et cela n'a pas été mon cas. A vous de choisir.

Les bonnes questions.

En recherche scientifique, il faut se poser les bonnes questions, mais là il s'agit d'intuition. Il n'y a pas de règle à formuler.

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